Voyez-vous le verre à moitié plein ou à moitié vide? Avez-vous tendance à vous focaliser sur ce qui vous manque, à toujours en vouloir plus? Dans le fond, vous avez deux choix face à ce qu’il vous arrive : ou se morfondre et se victimiser ou aller de l’avant et voir ce que cela peut nous apporter.

A moitié vide

Pendant de longues années, j’étais du côté des victimes. Vous pouvez interroger les personnes les plus proches de moi, elles vous diront toutes que j’ai un côté très négatif. A tel point que je tapais sur les nerfs de ces êtres qui me sont chers car je n’arrivais pas à voir le bon côté des choses. Je trouvais que ceux qui voyaient le verre à moitié plein étaient des optimistes naïfs, qu’ils ne comprenaient rien à la vie et à ses méandres.

Je me complaisais dans mon malheur. Je n’étais jamais satisfaite de ce qui m’arrivait. Dès que j’obtenais ce que je voulais, je me disais que de toute façon ça n’allait pas durer. Ce n’était qu’une courte période de lune de miel avant que la réalité me rentre dedans en pleine face et que je me retrouve à la case départ, insatisfaite de ma situation.

Conséquence de la négativité

En plus, j’avais l’impression qu’on me donnait de l’attention quand je me plaignais. Il y avait toujours quelqu’un de bien intentionné pour me dire que ça allait bien aller. Au contraire, quand je ne trouvais rien à redire, les gens me laissaient tranquille et ne venaient pas me rassurer sur le fait que tout allait bien. Alors je me suis mise à de plus en plus à voir ce qui n’allait pas comme je voulais.

Être si négative, cela a tendance à nous tirer vers le bas, à miner notre moral. On ne respire pas le bonheur et cela se ressent sur nos relations. Le comble, c’est qu’on est capable de voir les gens négatifs autour de nous et de se dire qu’on n’a pas envie de les côtoyer car c’est démoralisant. Malheureusement, on n’est pas capable d’être objectif envers nous-même. On a tendance à se dire que les autres exagèrent, qu’on fait des efforts, qu’on n’est pas si négatif que ça!

Qu’est-ce qui m’a poussé à changer?

J’ai été frappé dans ma vie bien rangée, bien planifiée, par un tsunami qui l’a retournée au complet, pour la laisser sans-dessus-dessous. C’est là que j’ai réalisé que j’avais le choix : continuer à me morfondre en espérant attirer la pitié de certains ou pour une fois trouver un côté positif à tout ça et continuer à avancer. J’étais passée du côté du verre à moitié plein.

Est-ce que je me suis retrouvée dans le groupe des optimistes naïfs comme je les appelais? Non, pas vraiment. J’ai surtout réalisé que voir le verre à moitié plein, cela signifie voir la réalité telle qu’elle est (dans les faits et non dans mes pensées) et focaliser sur les aspects positifs de ce qui arrive. Je ne nie pas les difficultés, les émotions dîtes négatives (colère, peur, tristesse), je les vis et je les reconnais. Comme mentionné dans le livre « The Danish way of parenting », je recadre. Je regarde au-delà de la situation immédiate qui m’incommode. Par exemple, si on est temporairement sans emploi, on peut voir les factures à payer, la nourriture à acheter et l’argent qui ne rentre pas ou élargir en appréciant le temps dont on dispose pour trouver un travail qui nous plait, garder les enfants à la maison lorsqu’ils sont malade, etc.

Bénéfices du verre à moitié plein

J’ai de plus constaté que voir le verre à moitié plein, réduit mon anxiété face à l’avenir. Rien que pour ça, ça vaut la peine de faire des efforts pour croire que ce qui nous arrive nous amène à mieux. Je dis bien, faire des efforts, car ce n’est pas inné pour tout le monde que de se trouver dans la moitié positive. Il faut le travailler tous les jours. Mais avec la pratique cela devient plus facile et surtout plus rapide de sortir de la noirceur et de la déprime.

Plus on s’habitue à élargir notre vision d’une situation et à croire que quelque chose de bon va en sortir, plus on devient apte à voir des petites choses qu’on ne voyait pas avant. Par exemple, la gardienne annule à la dernière minute entrainant l’annulation de notre sortie. Quelques heures plus tard, la voisine sonne et demande si on est partant pour un bbq avec les enfants. Finalement, on passe une très agréable soirée et on découvre des personnes merveilleuses. Voilà, le genre de petites choses qu’on apprécie plus quand on pense que la vie nous réserve le meilleur.

Est-ce que cela veut dire que c’est maintenant beau tous les jours? Non, pas du tout. Il y a encore de grands moments de doute où tout est noir et je ne vois pas le bout, ni comment je vais m’en sortir ou ce qu’il va apparaître de bon. Mais j’ai maintenant la conviction que cela va bien aller. Il faut parfois débroussailler un peu pour la retrouver, mais elle est toujours là. Tout ceci est possible grâce à tous ces petits plus qui sont arrivés sans que je ne planifie rien. J’ai appris à les noter et à les apprécier.

 

Et vous, comment faîtes-vous pour garder votre verre à moitié plein?

Avec Amour

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