La valeur que l’on s’accorde est inversement proportionnelle à notre peur de l’abandon et du rejet.

Est-ce que cela vous est déjà arrivé de faire quelque chose juste pour faire plaisir à quelqu’un alors que ça ne vous tentait pas vraiment? Est-ce que cela vous est déjà arrivé d’attendre de l’autre un merci ou un signe qu’il apprécie ce qu’on fait pour lui? Ou encore, plus concrètement, avez-vous peur de vous retrouver seul?

Tout ceci vient quelque part d’une blessure d’abandon qui a été ouverte pendant l’enfance et qui s’est potentiellement agrandi au fil des expériences de vie. On ne vous a pas appris à vous aimer pour ce que vous êtes mais plutôt à attendre de l’extérieur qu’on vous donne une récompense pour un bienfait. Vous avez peut-être manqué d’amour et de présence jeune, ce qui a ébranlé quelque peu votre estime de vous-même en construction. Maintenant, si ce que vous lisez, résonne en vous, ne blâmez pas vos parents. Ils ont fait ce qu’ils ont pu, tout comme vous faîtes ce que vous pouvez avec vos enfants.

Les conséquences sur le rapport avec nos enfants

Voyez plutôt le point positif, vous êtes maintenant conscient que vous avez peur d’être rejeté et abandonné. Le problème de ces peurs-là, c’est qu’elles ont tendance à freiner l’expression de soi. On a tellement peur de déplaire et de se retrouver seul, qu’on préfère fuir loin de nous-même. Cela peut être d’autant plus aliénant avec des enfants qu’ils sont besoin de nous tout le temps et que tant que les limites ne seront pas clairement définies, ils en demanderont toujours plus. Et nous, on se sentira coupable de ne pas leur donner ce plus. Cela fera écho à notre blessure d’abandon. Quelque part, on aura peur de ne pas faire les choses comme il faut et qu’eux-mêmes se sentent abandonnés ou pire qu’ils nous rejettent car nous n’étions pas présents.

Et voilà, la boucle est bouclée. On a peur de la solitude, d’être rejeté, alors on n’ose pas laisser nos enfants pour une toute petite activité qui pourtant nous ressourcerait. On préfère ignorer notre mal-être pour recevoir de l’amour de nos enfants. Mais honnêtement, est-ce cela que l’on veut leur montrer? Renier qui on est au profit d’une quête sans fin d’approbation extérieure à nous-même?

Cinq clés pour vaincre ces peurs

Alors par où commencer :

  • Définissez vos valeurs, je vous en parle rapidement dans le résumé du livre Tout est parfait de François Lemay
  • Donnez-vous de l’amour, je vous en ai déjà parlé ici
  • Reconnaissez qu’un temps loin de vos enfants de temps en temps vous fait du bien
  • Observez le calme et la paix qui vous habite quand vous revenez d’une activité seul sans enfant
  • Allez-y un pas à la fois; essayez juste aujourd’hui de vous affirmer sur des valeurs qui vous correspondent, de mettre des limites claires et alignées avec vous-même sur une chose

Puis laissez la magie opérer. Un jour vous allez vous rendre compte que la solitude, l’absence de l’autre ne vous fait pas peur, car vous êtes bien avec vous-même. Vous connaissez votre valeur et ce que vous pouvez apporter, vous savez où sont vos limites et où sont vos défauts. Vous êtes centré sur vous-même et vous êtes en paix.

Cela ne vient pas tout seul, cela prend du courage et du travail pour arriver à cette paix. Le chemin vers soi n’est pas linéaire, comme je le mentionne dans un de mes articles ici. Mais avec de la persévérance et de la constance, on arrive au cœur de soi et on lâche nos peurs en cours de route.

Avec Amour.

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