The Danish way of parenting

Ce livre est construit sur le mot PARENT. A chaque lettre est associé un mot avec lequel les auteurs explore la parentalité façon danois.

Si vous souhaitez en apprendre plus sur le P de parent qui explore le jeu, aller lire l’article ici. Pour en lire plus sur le A d’authenticité et de le R de recadrage, cliquer ici.

Si vous souhaitez écouter cette deuxième partie, cliquer ici pour accéder à la vidéo de la chronique Des parents et des livres sur les médias du coeur.

Chapitre 5 : Empathie (E for Empathy)

La société américaine est devenue, depuis la révolution industrielle, une société beaucoup plus individualiste, agressive et compétitive. On a peur de s’ouvrir à l’autre et de montrer notre vulnérabilité de peur d’être déconnecté socialement car on va se faire juger. Or l’empathie et la vulnérabilité sont les meilleurs vecteurs pour rassembler et connecter des gens. Comme on ne sait pas faire, être empathique et vulnérable, on juge ce qui nous coupe de l’autre et nous déconnecte. On se sentirait mieux si on était supporté et non jugé.

Ce qui est intéressant avec l’empathie c’est que c’est un des seuls facteurs les plus importants pour faire des leaders, des entrepreneurs, des managers et des business à succès. Cela permet de créer des relations qui ont un sens. D’où l’importance de créer de l’empathie.

La responsabilité du parent

La personne responsable de montrer l’empathie à l’enfant est le parent. Pour cela, on peut par exemple souligner le bon que l’on voit chez les autres enfants « c’est gentil de sa part d’avoir ramassé ton râteau ». On peut également proposer une explication quant au comportement d’autres enfants : « elle pleure car il est tard et qu’elle est fatiguée. C’est souvent plus difficile en fin de journée car on est plus fatigué » ou encore « il est fâché peut-être parce qu’il a faim. On a tendance à être plus grognon quand on a faim ». Ces propositions évitent d’étiqueter les enfants et offrent à nos enfants des possibilités de compréhension des besoins de l’autre et d’empathie. Si vous n’avez pas la possibilité de comprendre le besoin exprimé, juste reconnaître que l’enfant vit une émotion, c’est lui montrer du respect et qu’on le comprend. « je vois que tu lances les choses partout, je comprends que tu es fâché »

Rassurez-vous, les auteurs reconnaissent qu’apprendre l’empathie est long. Cela demande beaucoup de pratique et d’exercices. Par contre, plus on fait preuve d’empathie, moins on est porté au jugement. Donc un enfant plus empathique, jugera moins, ce qui est bon sur le long terme et pour notre estime de parent.

Chapitre 6 : Pas d’ultimatums (N for No ultimatums)

Il existe quatre formes de parentalité. Nous possédons tous les quatre avec peut-être une ou deux qui sont plus dominantes que les autres.

  1. Autoritaire : Le parent est exigeant avec des standards élevés mais est insensible aux demandes de l’enfant. Le parent requiert l’obéissance sans remise en question. Cela donne des enfants avec une faible estime d’eux-mêmes, avec peu d’habiletés sociales et potentiellement souffrant de dépression
  2. Qui fait figure d’autorité : Le parent est exigeant avec des standards élevés et sensible au besoin de l’enfant. Le parent donne du soutien à l’enfant. Cela donne les enfants les plus compétents socialement et intelligemment.
  3. Permissif : Le parent est très sensible au besoin de l’enfant mais son niveau d’exigence est aléatoire. Cela donne des enfants avec des troubles du comportement
  4. Non impliqué : Sans aller jusqu’à la négligence, le parent est non exigeant et insensible aux demandes de l’enfant. Cela donne des enfants avec peu d’habiletés sociales et d’intelligence.

Rester calme et choisir ses batailles

Parce que nous sommes souvent fatigués après notre journée et que nos enfants aussi, ces derniers n’écoutent pas et cela nous frustre. On a alors tendance à crier, hurler ou encore donner des coups. Or à travers l’étude de 80 écrits scientifiques sur le sujet, les auteurs n’ont pas pu montrer un aspect positif à la punition physique. Sur le coup, l’enfant réagit, mais souvent c’est parce qu’il a peur. Sur le long terme, cela fait des enfants repliés sur eux-même ou en rebellion. Si on veut du calme, il faut être calme. Si on veut que notre enfant nous respecte, il faut lui montrer du respect. Or la peur n’engendre pas le respect.

Une bonne façon de rester calme et de créer de la réciprocité est de se regarder honnêtement dans un miroir et de dresser la liste de tous nos comportements qu’on n’aime pas à propos de nous. Ce sont ceux-là que l’enfant va refléter et sur lesquels on va le plus réagir. Savoir ce que nous avons à changer, nous donne une longueur d’avance et permet de réagir moins impulsivement lorsque la réaction arrive.

Dernier point, choisissez vos batailles et relativiser. Ce n’est pas grave si votre enfant ne mange pas ses haricots ce soir, s’il refuse de s’habiller ce matin. N’insistez pas, changez les idées de votre enfant. Surtout, lorsque quelque chose survient, agissez dans l’instant pas 5-10 minutes après. Les enfants sont très présents à l’instant. Si la réaction vient plus tard, l’enfant intégrera moins bien.

Chapitre 7 : Être bien ensemble (T for Togetherness and Hygge – cozyness)

Selon les auteurs, les Danois ont compris l’importance d’avoir un temps ensemble en famille ou entre amis, juste pour Être. Cela permet de se sentir connecté aux autres ce qui contribue à notre bien-être. Le but est d’avoir une expérience ensemble chaleureuse et agréable, pleine d’Amour.

De petits trucs pour être bien ensemble

Voici quelques petits trucs pour créer une ambiance chaleureuse et passer un bon temps tous ensemble :

  • Créer une atmosphère chaude : bougies, bonne nourriture
  • Favoriser l’entraide : plusieurs à préparer le repas ou autre
  • Inciter les enfants à jouer tous ensemble, tous groupes d’âges confondus
  • Jouer tous ensemble, même si on n’en a pas particulièrement envie, il est important que tout le monde participe. Cela crée le lien.
  • Chanter : lorsque fait en groupe, cela rend les gens plus heureux et offre le sentiment d’appartenance à un groupe qui fait du sens

Le fait de créer des moments où on est bien tous ensemble permet d’améliorer la réponse de notre système immunitaire, d’être moins stressé, d’être plus heureux.

Célébrer

Célébrer le fait d’être ensemble tous les jours. N’attendez pas d’occasion spéciale pour faire un souper. Pourquoi pas se réunir simplement un soir de semaine. Et puis cela n’a pas besoin d’être autour de la table, cela peut aussi être tous collés dans un hamac ou devant un bon film. Savourez le plaisir d’être ensemble simplement.

Ce que je retiens de ce livre

  • Le jeu non organisé est fondamental pour les enfants
  • Penser à recadrer : enlever son nez de l’arbre pour voir la forêt.
  • Ne pas étiqueter les enfants, ni personne
  • Le parent est responsable de ce qu’il montre à l’enfant. Il doit apprendre à exprimer ses émotions simplement et honnêtement. Il doit nourrir la capacité d’empathie de l’enfant en le pratiquant lui-même.
  • Si on veut du calme et du respect, il faut montrer du calme et du respect à l’enfant
  • Créer de occasions pour être bien ensemble et connecter
  • Célébrer le fait d’être bien ensemble tous les jours

Pour le reste du livre, allez lire les articles sur le P (le jeu) et sur le A et le R (authenticité et recadrage).

Si vous souhaitez vous procurer ce livre, cliquer sur l’image ci-dessous.

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