La parentalité façon danoise

Ce livre est construit sur le mot PARENT. A chaque lettre est associé un mot avec lequel les auteurs explore la parentalité façon danois. Si vous souhaitez écouter cette première partie, cliquer ici pour accéder à la vidéo de la chronique Des parents et des livres sur les médias du coeur.

Les auteurs de ce livre ont cherché à comprendre pourquoi les danois étaient élu à chaque année ou presque, le peuple le plus heureux et ce depuis 1973! Pour ce faire, ils ont étudié la littérature scientifique sur plusieurs années. Ils se sont également plongés dans la culture danoise eux-mêmes.

Ils ont découvert une philosophie de vie qui permet aux enfants de grandir heureux et résilient. Ils deviennent alors des adultes heureux et résilients qui éduquent eux aussi des enfants qui en grandissant deviendront heureux et résilient. C’est un cercle vertueux.

Cependant, ils mettent en garde sur la généralisation. Bien que les danois soient le peuple le plus heureux, tout n’est pas parfait et des personnes insatisfaites seront toujours trouvable. Ils souhaitent simplement mettre en avant une philosophie de vie en espérant que cela fasse réfléchir le lecteur et éventuellement lui faire adopter de nouvelles façons de faire.

Chapitre 1 – Nos réglages par défaut

Tout d’abord, les auteurs expliquent que l’on a tous des réglages par défaut. En gros, on juge la « normalité » de notre parentalité selon notre culture. Par exemple, en Italie les enfants soupent vers 21h et il n’est pas rare d’en voir encore jouer dehors vers minuit. En Norvège, les bébés sont laissés dehors par -20°C pour faire la sieste. Pour chaque pays, on pourrait trouver un exemple qui nous choque ou du moins qui nous dérange. Et pourtant, dans chaque pays, ceci est considéré comme normal.

Le point dans tout ça est de se rendre compte que tout ce que l’on considère comme normal est vu à travers d’un filtre culturel. Les auteurs nous invitent à enlever nos anciennes lunettes dont la correction n’est peut-être pas la bonne pour rester ouvert à ce que le monde a à nous offrir. Qui sait, peut-être qu’on verra certaines choses différemment…

De plus, nos réglages par défaut comprennent également nos manières de réagir lorsqu’on est stressé ou pousser à bout. Nous agissons ou réagissons souvent en fonction de ce qu’on considère normal (donc culturel) et également en fonction de la manière dont on a été éduqué.

Sometimes we forget that parenting, like love, is a verb. It takes effort and work to yield positive returns.

Il est important de se rendre compte de ceci pour pouvoir changer nos comportements pour d’autres qui nous conviennent mieux.

Chapitre 2 :  Le jeu (P for Play)

Play is often talked about as if it were a relief from serious learning, but for children play is serious learning. MR. Rogers

De nos jours, il y a une pression de plus en plus grande pour organiser des activités pour les enfants, pour les occuper. Combien de fois avez-vous entendu samedi, j’emmène Nathan, Gabrielle, Océane à la piscine pour son cours de natation puis il/elle va à la danse et dans l’après-midi il y a une fête d’amis? Je caricature un peu, mais honnêtement, combien de fois avez-vous entendu ce genre de scénarios? Et à l’inverse, combien de fois avez-vous entendu : samedi, on joue?

Les enfants voient leur vies planifiées, organisées comme le travail d’un adulte. Ainsi, les parents voient mieux les progrès de leur enfant et ont l’impression qu’il apprend quelque chose. Or jouer, de façon libre, est fondamental pour un enfant. Les études scientifiques montrent que cela leur apprend la résilience, à être moins anxieux ou dépressif, à mieux appréhender les défis de la vie et à être moins stressé entre autres.

Le jeu amène le focus à l’intérieur

Un premier point amené par les auteurs est le focus, l’attention qui par le jeu permet d’être tourné vers l’intérieur. Il est prouvé que des enfants qui ont leur attention tournée principalement vers l’extérieur grandissent plus anxieux ou dépressif. Jouer permet aux enfants de trouver les ressources en eux-mêmes pour faire face à une situation. Le focus est à l’intérieur au lieu d’être à l’extérieur et de croire qu’ils n’ont aucun pouvoir sur ce qui leur arrive. Une des façons pour permettre au focus de se trouver à l’intérieur de l’enfant est de lui laisser ce l’espace. Les parents doivent donc moins intervenir. Il est bon de laisser de la place à l’enfant pour qu’il puisse expérimenter par lui-même et à l’inverse de ne pas le pousser à la performance.

Par exemple, dans les jeux extérieurs, on a souvent tendance à lui dire de faire attention à ci, à ça. Ou bien on le pousse pour monter à l’échelle. Moins intervenir signifie laisser l’enfant être, le respecter dans ces choix. S’il ne veut pas grimper, c’est pas grave, il montra quand il sera prêt. Inversement, ne pas intervenir trop vite si l’enfant est téméraire, lâcher prise et faire confiance, il apprend.

Les bénéfices du jeu libre

Jouer de façon libre permet aussi de mieux gérer le stress et d’améliorer ces habiletés sociales. En effet, jouer à la bataille apprend à l’enfant les différents rôles qui sont le dominant et le dominé. D’une certaine façon cela lui permet de mieux faire face à des situations similaires dans la vie de tous les jours. Par exemple dans le cas de l’intimidation, la situation sera vécue avec moins de stress si l’enfant a déjà joué à la bataille que si c’est la première fois qu’il fait face à ce genre de situation.

Un autre exemple de jeu des enfants est la copie. Souvent les enfants reproduisent en jeu des comportements ou des situations qu’ils ont vécu. Cela leur permet d’assimiler ce qu’ils ont vécu et leur apprend les habiletés sociales fondamentales. De plus, j’ajouterai en tant que parent, que les regarder jouer nous en apprend parfois beaucoup sur notre façon d’être avec eux. Parfois on rit, parfois on se remet en question. Ça aussi cela fait partie du jeu!

Quelques trucs pour aider les enfants à jouer librement

  • Éteindre la télé, cela leur permet de retrouver le pouvoir de leur imagination
  • Créer un environnement propre à la création et à l’utilisation des 5 sens. Exemple : un tableau noir avec une boîte de craies, des feuilles blanches et des feutres, de quoi faire du bricolage, jouer de la musique ou faire du bruit, les inviter à faire la cuisine, etc.
  • Jouer dehors
  • Mélanger les enfants de différents âges, cela développe l’apprentissage, l’entraide et aide à acquérir de nouvelles connaissances plus naturellement
  • Laisser les enfants jouer librement, cela favorise leur imagination
  • Soyez vrai, si vous décidez de jouer avec vos enfants, soyez présent à 100% : riez, imaginez, criez, etc.
  • Laisser les enfants jouer seuls, pour qu’ils puissent intégrer les nouveaux apprentissages par le jeu de copie
  • Créer une course à obstacle
  • Trouver d’autres parents, vous pourrez faire un « échange » d’enfant et cela aidera les enfants à jouer
  • Ne pas intervenir trop rapidement
  • Lâcher-prise : respirer!

J’ajouterai, surtout, rappelez-vous : Samedi, on joue!

Pour la suite du livre, allez lire les articles sur le A et le R (authenticité et recadrage) et sur le E, N et T (empathie, absence d’ultimatum et le fait d’être ensemble).

Si vous souhaitez vous procurer ce livre, cliquer sur l’image ci-dessous.

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